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La défense française

La défense française est une ouverture du jeu d’échecs.

Très populaire à tous les niveaux de la compétition1, elle doit notamment cette popularité selon le maître B. Zlotnik2, au fait qu’à la différence de la défense sicilienne, la défense française ne demande pas de connaître les variantes d’une manière trop concrète (ces dernières étant rarement des coups forcés), mais que les idées stratégiques (l’appréciation positionnelle) y prennent le pas sur la tactique. Selon Fred Reinfeld3, elle est aussi plus portée sur la contre-attaque que la défense Caro-Kann, tout en étant moins risquée que la défense sicilienne.

La défense française commence par les coups 1.e4 e6. Elle se poursuit généralement par 2.d4 d5, qui constitue la partie française. L’idée principale des noirs dans la défense française est de contester la domination du centre par les blancs en installant un pion en d5, soutenu par le pion e6, et en attaquant le pion d4 par la poussée c7-c5. Les noirs souffrent cependant du désavantage stratégique d’avoir enfermé leur fou des cases blanches en c8 derrière les pions e6 et d5. Face à cette pression, les blancs ont plusieurs options: soit maintenir la tension (par 3.Cc3 ou 3. Cd2), soit pousser le pion e4 en e5 (variante d’avance), soit encore échanger en d5 (variante d’échange). Les Blancs jouissent généralement d’une plus grande liberté d’action que les Noirs dans la défense française4.

Cette défense était connue depuis la Renaissance (traité de Damiano). Mais elle est dénommée ainsi en souvenir du match par correspondance de 1834 entre le Westminster Club de Londres et le Cercle parisien de La Régence. À la première partie, les Anglais ouvrirent par e4, les Français répondirent par le coup inhabituel (à l’époque) e6. La partie se poursuivit par une variante d’échange que les noirs remportèrent en 30 coups.

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